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Sécurité des machines et outils
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| Q : |
Mon cariste est-il obligé d’avoir une formation spécifique pour conduire un chariot élévateur ? |
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| R : |
Oui, selon l'article 256.3 du Règlement sur la santé
et la sécurité du travail le chariot
élévateur peut être utilisé uniquement par un
cariste qui a reçu une formation portant
sur:
-
les connaissances des notions de base du chariot
élévateur (ex. pouvoir comprendre la plaque
signalétique, les principes de stabilité)
-
les risques liés à la conduite du chariot
élévateur dans son milieu de travail
-
les règles et principes de sécurité de
base
-
la conduite du chariot élévateur.
L’employeur doit donc aussi s'assurer que les caristes
reçoivent une formation pratique portant sur les
habiletés à conduire le chariot élévateur dans
le cadre de leur travail (ex. démarrage, déplacement,
arrêt, manutentions de charges). La formation pratique doit
être réalisée, si possible, à l'extérieur
de la zone réservée aux opérations courantes puis
être complétée dans la zone de travail habituelle.
L'ASP imprimerie offre une fiche-outil intitulée
Évaluation des compétences pratiques pour aider
le représentant de l'employeur à évaluer les
habiletés de conduite du cariste tel que citées
ci-dessus. Pour en obtenir une copie, vous devez communiquer avec
votre conseiller.
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| Q : |
Existe-t-il un âge minimal pour conduire un chariot élévateur? |
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| R : |
Oui, depuis le 15 janvier 2007 le Règlement sur la santé
et la sécurité du travail a fixé l’âge
réglementaire pour conduire un chariot à 16
ans1. Il faut savoir cependant que le Code de
sécurité pour les travaux de construction a fixé
l’âge minimal à 18 ans.
1RSST, art.256.2
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| Q : |
Doit-on posséder un permis de conduire pour conduire un chariot élévateur? |
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| R : |
Aucun permis de conduire n’est requis pour conduire un
chariot élévateur à l’intérieur
d’un édifice. Cependant, le conducteur doit être
titulaire d’un permis de conduire mentionnant la classe
appropriée dès qu’il emprunte :
- un chemin public
- un chemin privé ouvert à la circulation publique des
véhicules routiers
- le terrain d’un centre commercial
- tout autre terrain où le public est autorisé à
circuler
Un permis de classe 5 est requis pour la conduite d’un
chariot élévateur (nommé véhicule outil par le
Code de sécurité routière) sur un terrain privé
ouvert à la circulation publique ou sur la route. Le
véhicule doit également être immatriculé.
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| Q : |
Est-il obligatoire de porter la ceinture de sécurité lorsqu’on conduit un chariot élévateur ? |
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| R : |
Oui, le Règlement sur la santé et la sécurité
du travail oblige l'utilisation d'un système de retenue lors
de l'usage d'un chariot élévateur. Celui-ci peut
être une ceinture de sécurité, des portes
grillagées, une cabine fermée, un siège enrobant ou
à oreilles, bref tout dispositif qui peut prévenir
l'écrasement du cariste en cas de renversement du chariot
(réf. RSST, art. 256.1/ entrée en vigueur le 4 janvier
2008).
Lors d’un renversement latéral, le port de la
ceinture de sécurité peut sauver la vie du
cariste1 en l’empêchant de glisser hors de
son siège. Il est important de se rappeler que la
majorité des blessures graves ou mortelles sont directement
reliées à des cas de renversement latéral du chariot
élévateur. Jusqu’à maintenant on appliquait
des mesures de sécurité qui s’appuyaient sur les
bonnes pratiques (ex. norme CSA B335-04 Safety standard for lift
trucks) ainsi que sur les recommandations des fabricants. Le port
de la ceinture de sécurité pelvienne augmente la
protection en cas de renversement. Par ailleurs, en cas de
renversement du chariot, il est recommandé de:
- ne pas tenter de sauter ;
- se cramponner au volant et caler ses pieds ;
- se pencher dans le sens opposé au renversement.
1 Étude : IRSST,
Dispositifs de retenue du cariste lors du renversement d’un
chariot élévateur, synthèse des modèles
disposnibes principalement au Québec,
rapport R- 434. Steeve Vigneault et Jean-Guy Richard.
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| Q : |
Quelle est la méthode recommandée pour le nettoyage de la presse ? |
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| R : |
L'annexe J de la norme canadienne CSA Z460-05 Maîtrise des
énergies dangereuses cadenassage et autres méthodes
recommande la procédure d'avance par à-coups (jog) pour
effectuer le lavage manuel d'une presse. Cette procédure doit
être utilisée en conjonction avec la commande
d'arrêt, le système d'avertissement et les protecteurs
pour être reconnue comme sécuritaire . Voici les
principales étapes:
- Arrêter la machine en enfonçant le bouton-poussoir
pour verrouiller" ou mettre la presse sur le "safe": la
presse est dans un état "sécuritaire"
- Retirer le "safe" et appuyer sur le bouton d'avance
par à- coups; une alarme sonore doit se déclencher
- Avancer la machine à la position désirée
- Enfoncer à nouveau le bouton-poussoir pour "verrouiller"
ou mettre la presse sur le "safe"
- Porter des gants bien ajustés (consulter la fiche
signalétique des produits chimiques utilisés)
- Plier la guenille pour l’avoir bien en main, de
façon à éviter qu’elle ne se coince entre les
rouleaux
- Nettoyer la zone exposée du rouleau ou du cylindre de la
presse
- Le processus est répété autant de fois qu'il est
nécessaire.
Selon notre expérience, la configuration ou le
fonctionnement des presses varient souvent d'une entreprise à
l'autre et il faut en tenir compte lors de l'élaboration de
cette procédure de travail. C'est pourquoi, l'ASP imprimerie
recommande qu'une évaluation de la sécurité de la
méthode de lavage soit réalisée avant d'établir
la procédure de travail.
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| Q : |
Pourquoi est-ce interdit d'utiliser de l'air comprimé pour se nettoyer? |
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| R : |
Tout simplement parce que c’est dangereux. Cette pratique
demeure toutefois assez répandue dans les entreprises,
probablement parce que les dangers liés à
l’utilisation de l’air comprimé pour se nettoyer
sont méconnus. Plusieurs personnes croient, à tort, que
leurs vêtements les protègent. Or, il n’en est
rien : la force du jet d’air comprimé et les particules
en suspension peuvent causer des blessures. Voici quelques
exemples:
- l’air comprimé peut favoriser la
pénétration de particules dans les yeux et la peau. La
pénétration de particules sous les couches profondes de
la peau passe inaperçu et peut causer une infection. Dans
certains cas, l’infection peut entraîner des
complications sévères (ex. amputation du membre
atteint)
- la pression d’air libéré près du canal
auditif peut causer une déchirure du tympan. Le bruit
généré lors de l’utilisation de l’air
comprimé peut aussi causer des dommages auditifs puisque
l’utilisation de l’air comprimé lors du nettoyage
engendre des niveaux de bruit pouvant aller jusqu’à 130
dB(A)
- l’air comprimé peut s’infiltrer dans la
circulation sanguine par le biais d’une éraflure ou
d’un orifice naturel. La présence d’une bulle
d’air dans la circulation sanguine peut créer une
embolie. L’embolie d’une artère peut
entraîner un coma, une paralysie ou même la mort.
Pour des raisons de sécurité, il est
préférable d’utiliser une brosse ou un aspirateur
pour nettoyer ses vêtements; la réglementation au
Québec est d’ailleurs claire à ce sujet : il est
interdit d’utiliser de l’air comprimé pour
nettoyer des personnes (RSST art. 325).
Quant au nettoyage d’objets ou
d’équipements, si le nettoyage à l’air
comprimé semble votre seul recours, des mesures de
prévention sont requises :
- utiliser une pression d’air inférieure à 200
kilopascals (29 lbs/po2) à moins que le nettoyage
ne soit fait dans une cabine conçue pour le nettoyage par jet
d’abrasifs et pourvue d’un système
d’aspiration (RSST, article 326)
- installer des dispositifs protecteurs sur la buse d’air
du pistolet ou tout autre moyen de protection pour prévenir la
projection de particules sur la figure et le corps du travailleur;
un bec peu bruyant est préférable
- travailler en conservant une distance raisonnable de ses
collègues pour éviter que les projections de particules
les atteignent; sinon, recourir à des barrières ou à
des écrans protecteurs
- porter les équipements de protection individuelle pour les
yeux et le visage; prévoir aussi le port de bouchons ou de
coquilles, de masque anti-poussière et de gants.
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| Q : |
Est-il obligatoire d’installer des dispositifs de sécurité sur une ancienne machine (existe-t-il des droits acquis) ? |
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| R : |
Toutes les machines, qu’elles soient anciennes ou
récentes, doivent comporter des dispositifs de
sécurité qui assurent aux travailleurs une protection
contre les dangers auxquels ils peuvent être confrontés
(ex. zone de coincement, angles rentrants).
Certaines machines utilisées en imprimerie ont plusieurs
années de service (certaines ont plus de 70 ans). Bien que ces
machines respectaient les normes de sécurité à
l’époque de leur installation, elles ne sont plus en
règle avec les normes actuelles qui ont
évolué.
À ce sujet, le Règlement sur la santé et la
sécurité du travail (RSST) stipule qu’une machine
doit être construite et conçue de manière à
rendre ses zones dangereuses inaccessibles. Si des zones
dangereuses sont accessibles, celles-ci doivent être
protégées par des dispositifs de sécurité,
comme par exemple des gardes fixes ou des protecteurs à
interverrouillage. Ces mécanismes de protection doivent
obligatoirement être en place et en fonction lors de
l’opération normale de la machine.
Le RSST prévoit que si on doit accomplir une tâche dans
une zone dangereuse (ex. déblocage, entretien), on doit
prévoir des méthodes de travail qui vont offrir une
protection équivalente à un dispositif de
sécurité. Souvent, la mise en place de telles
procédures sont si complexes qu’il vaut la peine de
modifier la machine pour ne plus à avoir à intervenir en
zone dangereuse.
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| Q : |
Quelles mesures doit-on prendre pour secourir une personne qui est prise dans une machine ? |
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| R : |
Il est de bonne pratique de prévoir au plan d’urgence
les moyens requis pour secourir les personnes prises au piège
dans un espace restreint ou une machine. Cela est déjà
prévu à la réglementation pour les travaux en espace
clos où il est obligatoire de planifier une évacuation
d’urgence en cas de problème. Dans le cas des machines,
la norme CSA Z432 stipule que des mesures doivent être
planifiées et prises pour permettre à des personnes
emprisonnées de s’échapper ou d’être
secourue. Ces mesures doivent notamment comporter :
- des dispositions permettant de déplacer manuellement
certains éléments après un arrêt
d’urgence;
- des moyens de communication permettant aux opérateurs
emprisonnés d’appeler à l’aide;
- des dispositions permettant d’inverser le mouvement de
certains éléments.
En imprimerie, une situation critique de ce genre peut survenir
quand la personne accidentée demeure coincée dans la zone
dangereuse (ex. angles rentrants de rouleaux d’impression).
La mesure à adopter est d’appeler les secours et tenter
de dégager la personne à l’aide des outils
appropriés. Il faut savoir que l’inversion des
mouvements de la machine dans ce cas pourrait aggraver la blessure.
Certaines imprimeries ont déjà prévu à leur
plan d’urgence la mise en place de panneaux de secours
où les outils requis pour dégager la personne sont à
portée de main (ex. pieds de biche, scies à fer, clé
à mollette). Toutefois, il est important que la marche à
suivre soit connue des premiers intervenants afin qu’ils
puissent prendre la meilleure décision et ne pas aggraver
l’état du blessé. Évidemment, en
protégeant adéquatement les zones dangereuses avec les
dispositifs de sécurité appropriés, on évitera
de vivre ce genre de situation. Mais si cela arrive, être
prêt peut permettre de réduire la souffrance et de sauver
une vie.
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| Q : |
L’utilisation du procédé UV nécessite-t-elle des mesures de prévention particulières ? |
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| R : |
Oui car leur utilisation (les encres et les vernis UV se
présentent comme une pâte sèche qui réagit
à la lumière UV ce qui offre plusieurs avantages par
rapport aux encres conventionnelles) peut comporter des risques et
doit faire l’objet de mesures de prévention tant au
niveau de l’aménagement du poste de travail que des
procédures d’utilisation. Voici les principales mesures
recommandées :
- protéger toutes les ouvertures entourant les
lampes UV pour éviter que des rayonnements
s’échappent. En effet, les lampes UV qui
sèchent ces encres, bien qu’encoffrées dans des
caissons, peuvent laisser échapper du rayonnement à
travers les ouvertures. Les yeux sont particulièrement
vulnérables à ces rayonnements ; une exposition de
quelques secondes peut causer des problèmes sérieux tels
que l’aveuglement ou une conjonctivite. L’installation
de tunnels à l’entrée et à la sortie des
presses peut aider à réduire l’exposition. Il faut
cependant s’assurer au départ de calfeutrer toutes les
fuites, si cela n’est pas suffisant, l’installation de
tunnels doit alors être envisagée.
- installer un système d’aspiration à la
source pour s’assurer que l’ozone soit
évacué vers l’extérieur car les lampes UV
produisent de l’ozone, un gaz corrosif pour les voies
respiratoires.
- instaurer des procédures de travail incluant le
cadenassage pour le remplacement des lampes UV étant
donné les risques de brûlure et
d’électrisation dus à la haute tension.
- porter les équipements de protection individuelle
requis lors de la manipulation des produits UV (lunettes
de sécurité, gants appropriés) car les encres UV
contiennent principalement des acrylates qui sont susceptibles de
causer l’irritation de la peau et des allergies (ex.
dermatites).
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| Q : |
Est ce que la zone créée par deux rouleaux tournant dans la même direction peut être considérée comme un angle rentrant ? |
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| R : |
Oui; un angle rentrant peut se créer lorsque deux rouleaux
à proximité tournent dans le même sens avec des
vitesses différentes ou si leurs surfaces possèdent des
propriétés de friction différentes (ex : une rouleau
en caoutchouc et l’autre en aluminium).
Rappel
Les situations suivantes peuvent aussi créer des angles
rentrants :
- Deux rouleaux roulant en sens contraire
- Un rouleau roulant près d’une surface fixe
adjacente
- Du papier, un tapis de convoyeur, une chaîne (pour ne
citer que ces éléments) qui sont entraînés
mécaniquement
- Deux rouleaux mécaniquement entraînés «
driver » qui sont à une distance de part et d’autre
inférieure à 120mm
- Deux rouleaux libres (fonction de guide) roulant qui sont
à une distance de part et d’autre inférieure à
75mm
Source: American National Standard Institute (ANSI) B65.1-2005
(7.2.1in-running nip hazards)
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| Q : |
Si on change d'équipement de préhension sur un chariot élévateur, est-ce que cela affecte sa capacité de levage? |
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| R : |
Oui. Tout chariot élévateur est muni d'un équipement
de préhension qui lui est propre (fourche, pince, éperon,
etc.) Les caractéristiques du chariot élévateur sont
déterminées à partir de l'équipement de
préhension qui est installé dessus à l'origine. Ces
caractéristiques (poids du chariot, capacité nominale de
levage, équipement de préhension, etc.) sont
indiquées sur une plaque signalétique fixée sur le
chariot élévateur.
Lorsqu'on change ou modifie un équipement de préhension
(comme changer des fourches pour une pince à rouleau), on
modifie les caractéristiques intrinsèques du chariot
élévateur car le nouvel équipement de
préhension n'a pas le même poids que l'ancien et le
chariot ne va pas transporter le même type de charge. On doit
alors s'assurer que le fabricant du chariot approuve son
utilisation avec le nouvel équipement de préhension. De
plus, une plaque signalétique contenant les
caractéristiques du chariot élévateur
équipé du nouvel équipement de préhension devra
être installée sur le chariot.
Il est à noter que les capacités de levage propres à
chaque équipement de préhension sont indiquées sur
celui-ci. Toutefois, il ne faut pas confondre les données qui
s'y trouvent avec celles contenues sur la plaque signalétique
du chariot.
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| Q : |
Est ce qu’un cariste expérimenté doit suivre une formation de conduite pratique tel que nouvellement précisé dans le RSST (art.256) ? |
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| R : |
Question souvent posée, nous en avons validé la
réponse auprès d’un spécialiste de la
Direction prévention inspection de la CSST. Est ce qu’un
cariste expérimenté doit suivre une formation de conduite
pratique tel que nouvellement précisé dans le RSST
(art.256) ?
La réponse : pas nécessairement dans
la mesure où il est démontré que le cariste
d’expérience possède les connaissances et les
habiletés requises pour exercer son métier de façon
sécuritaire. En vertu de la Loi sur la santé et la
sécurité du travail, l'employeur doit notamment assurer
le formation, l'entraînement et la supervision appropriés
afin de faire en sorte que le travailleur ait l'habileté et
les connaissances requises pour accomplir de façon
sécuritaire le travail qui lui est confié (LSST art. 5,
9) ; l’évaluation des compétences aide à
rencontrer cette obligation.
Pour aider l’employeur à évaluer les
compétences pratiques du cariste, l’ASP imprimerie
propose une fiche de vérification basée sur la Norme de
sécurité concernant les chariots élévateurs
à petite et à grande levée (ASME B56.1) et sur des
critères généralement reconnus en prévention.
Une bonne évaluation des compétences du cariste permettra
à l’employeur de vérifier objectivement les
connaissances et le savoir-faire de ses employés. Dans le cas
où des lacunes auront été observées, une
formation d’appoint sera alors requise afin d’y
remédier. Cette formation pourra être dispensée tant
par un formateur interne qu’externe, l’important
étant de faire affaire avec des personnes compétentes en
ce domaine.
Un rappel : une formation d’appoint est toujours
nécessaire dans les cas où un cariste, même
d’expérience, doit s’adapter à une nouvelle
réalité comme
- l’acquisition d’un nouvel équipement
- des modifications apportées à l’équipement
utilisé habituellement
- des conditions d’utilisation du chariot
élévateur nouvelles ou modifiées.
Une formation sera aussi être requise dans le cas où
suite à un accident ou un quasi-accident, on aura
identifié des lacunes au niveau de la formation. Logiquement,
dans tous ces cas, la formation offerte s’inscrira dans les
éléments prescrits par le RSST.
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| Q : |
Le fond jaune sous le bouton d’urgence tel que stipulé dans certaines normes est-il obligatoire? |
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| R : |
Pas en vertu du Règlement sur la santé et la
sécurité du travail bien qu’au niveau des normes,
on demande que le bouton d’arrêt d’urgence soit de
couleur rouge sur fond jaune.
En vertu du Règlement sur la santé et la
sécurité du travail (article 192), le bouton
d’urgence doit
- être clairement identifié
- situé bien en vue et à la portée du
travailleur
- s’actionner en une seule opération et
- nécessiter un réarmement avant de pouvoir faire
démarrer la machine à nouveau
À notre connaissance, il n’y a pas de dérogation
émise par la CSST pour l’absence d’un fond jaune,
rien n’étant précisé au règlement quant
à l’identification claire du bouton d’urgence..Les
vérifications de conformité portent présentement sur
la présence du bouton d’urgence et son actionnement
(efficacité d’arrêt, bouton non encastré et
sécurité pour redémarrer).
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| Q : |
Comment puis-je sécuriser ma presse platine à alimentation manuelle? |
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| R : |
Quatre différentes zones d’une presse platine manuelle
doivent être protégées, le devant de la presse
au-dessus de la platine mobile, le devant de la presse sous la
platine, les côtés de la presse ainsi que
l’arrière de la presse.
La zone sur le devant de la presse et au-dessus de la
platine mobile doit être protégée par une bordure
sensible en forme de U fixée sur la platine fixe et par une
barre sensible fixée sur la platine mobile.
Pour protéger la zone sous la platine mobile, une barre de
protection doit être installée sur la platine mobile. De
plus, si la presse platine est équipée d’un
chasse-main, un protecteur en accordéon doit être
ajouté pour empêcher l’accès entre celui-ci et
la platine mobile ou il doit pouvoir commander l’arrêt
de la presse lorsqu’on le touche.
La protection des côtés et de l’arrière de
la presse platine se fait à l’aide de dispositifs qui
empêchent l’accès soit, par l’ajout de tapis
sensibles fixés au sol, de tables fixées au sol, de
protecteurs fixes ou de faisceaux laser.
Pour de plus ample renseignements :
Fiche Action sur les machines – Presses platines à alimentation manuelle
Norme américaine ANSI B65.5-2006 - Safety standard -
Stand-alone platen presses
Norme française AFNOR NF EN 1010-5 :2005 - Prescription de
sécurité pour la conception et la construction des
machines d’impression et de transformation du papier.
Guide ASP Imprimerie – Comprendre les risques associés aux machines en
imprimerie
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| Q : |
Est-ce que mon chariot élévateur à allée étroite (Raymond), à conducteur en position debout, doit être muni de barres de protection à l’arrière? |
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| R : |
OUI. Selon le Règlement sur la
santé et la sécurité du travail (RSST, art. 275) et
l’article de la Norme de sécurité concernant les
chariots élévateurs à petite et grande levée,
ASME B56.1 (1993-A.1995, art. 7.28).
En effet, dès qu’il y a un risque qu’un objet
orienté transversalement par rapport au chariot écrase le
conducteur du chariot (ex. lisse de palettier) on doit
envisager la pose de barres de protection sur le chariot pour
protéger le cariste. Celles-ci doivent être
installées selon les instructions du fabricant.
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| Q : |
Quelle est la différence entre électrocution et électrisation? |
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| R : |
L’électrisation est le passage du courant
électrique à l’intérieur du corps humain. En
médecine, on appelle électrisation l'accident aux
conséquences non mortelles alors que le terme
électrocution désigne l'accident qui provoque la mort de
la victime. À titre de référence, un courant de 60
à 100 milliampères peut provoquer le décès. Par
exemple, une ampoule domestique de 10 Watts a besoin d’un
courant d’environ 80 milliampères pour
s’alimenter. C’est donc surtout l’intensité
du courant en fonction de son trajet et de la durée de passage
de ce dernier dans le corps humain qui détermine la
gravité des blessures. |
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| Q : |
Est-il obligatoire d’ajouter des accessoires antichutes aux palettiers? |
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| R : |
OUI. Pour prévenir les chutes de marchandises sur des
personnes, il est nécessaire d’utiliser des accessoires
antichute lorsque les alvéoles des palettiers ou rayonnages
sont situés au-dessus des allées piétonnières
ou des allées de circulation (RSST, art. 6). Selon le guide
de prévention de la CSST1, on retrouve
principalement deux types de dispositifs servant à
prévenir la chute d’objets à partir du palettier
dans les zones où des personnes sont susceptibles de se
trouver :
- le filet installé sous ou derrière les lisses
- les panneaux grillagés ou treillis installés sur la
face arrière de certains alvéoles qui se trouvent en
bordure d’allées piétonnières,de service,
d’aires de transit, de postes detravail ou autre.

IIlustration :
Technirack Salaberry inc.
Les accessoires antichute doivent être adaptés aux
charges entreposées.
1. La sécurité des palettiers,
2e édition – Fabrication, achat, installation et
utilisation, ASTE et CSST,
2009. |
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| Q : |
Quelle est la différence entre barre de sécurité et barre de support ? |
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| R : |
La barre de sécurité est fixée
perpendiculairement aux lisses du palettier pour retenir la charge
afin d’éviter qu’elle tombe à
l’extérieur de son alvéole. Contrairement à la
barre de support, elle n’a pas été conçue pour
soutenir une charge entreposée pendant une longue période
de temps.
La barre de support est aussi fixée
perpendiculairement aux lisses du palettier. Elle sert à
supporter des charges qui, en raison de leur dimension, ne peuvent
être déposées directement sur les lisses. Le
palettier peut être équipé à la fois de barres
de sécurité et de barres de support mais jamais de barres
de support seulement.
IIlustration :
Technirack Salaberry inc.
Source : La sécurité des palettiers,
2e édition – Fabrication, achat, installation et
utilisation, ASTE et CSST,
2009 |
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| Q : |
La formation sur une procédure de cadenassage est-elle à renouveler et si oui quelle est l’échéance? |
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| R : |
La norme CSA Z460-05¹ est claire à ce sujet : des
séances de formation d’appoint annuelles doivent
être offertes afin de maintenir un niveau adéquat de
sensibilisation (article 7.5.2.4).
De plus, l’article 7.5.2.5 mentionne qu’une nouvelle
formation doit être offerte à toutes les personnes
autorisées chaque fois que des changements sont apportés
aux tâches qui leur ont été attribuées, que la
modification d’une machine, d’un équipement ou
d’un processus crée un phénomène dangereux ou
que les procédures de maîtrise d’énergies sont
modifiées.
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| Q : |
Doit-on afficher la charge nominale d’un palettier? |
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| R : |
Oui. Pour éviter toute surcharge des palettiers et
prévenir leur effondrement, il faut installer des plaques qui
indiquent la charge nominale du palettier. Ces plaques doivent
résister à la corrosion et être placées de
façon à pouvoir être lues sans difficulté par
les caristes.
La charge nominale du palettier est déterminée par le
fabricant. Toute modification à la charge nominale du
palettier doit donc préalablement être approuvée par
le fabricant, ou par un ingénieur. Il est recommandé
d’ajouter sur la plaque une mention le rappelant comme on
peut le voir sur l’exemple suivant.

Consultez le guide de prévention La sécurité des
palettiers. |
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| Q : |
En quoi consiste une analyse du risque sur les machines? |
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| R : |
Une analyse du risque est une démarche permettant
d’identifier et d’évaluer les risques potentiels
auxquels les travailleurs peuvent être exposés. Cette
démarche peut concerner un poste de travail, une machine, un
équipement, etc.
De façon générale, toute amélioration de la
sécurité d’une machine commence par une analyse des
risques. Les documents normatifs sont unanimes à ce sujet, que
ce soit la norme canadienne sur les protecteurs de machines
dangereuses , les normes ou projets de normes
internationales.
Concrètement, cela implique que tous les phénomènes
dangereux (ex : rotation de rouleaux) soient identifiés et
associés à toutes les situations dangereuses (ex :
possibilité d’entrer en contact avec l’angle
rentrant pendant une mise en train). Une fois cette identification
détaillée effectuée, une estimation du risque* doit
être faite afin de décider si une action corrective doit
être prise en vue de réduire le risque.
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| Q : |
Peux-t-on regrouper plusieurs sources d'énergie en un seul point de rupture/coupure dans une procédure de cadenassage ? |
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| R : |
La norme sur la maîtrise des énergies dangereuses :
cadenassage et autres méthodes (CSA Z460-05) précise que
chaque dispositif d’isolement des sources
d’énergie doit être soumis à une
évaluation visant à déterminer s’il convient
à l’utilisation qu’on prévoit en faire (5.2.5
« Appropriation »). En d’autres termes,
l’entreprise qui choisit de regrouper plusieurs sources
d’énergie en un seul point de coupure doit
démontrer que cela apporte le même niveau de
sécurité que lorsque les sources d’énergie
possèdent leurs points de coupure respectifs. La
démonstration doit se faire avec une analyse de risque¹.
Il faut considérer deux facteurs importants lors de cette
analyse de risque : l’énergie résiduelle et les
interventions qui peuvent se faire en aval de ces énergies.
Ainsi il faut prévoir des méthodes pour désamorcer
les sources d’énergie et dissiper les sources
d’énergie résiduelle ou accumulée.²
Notons à l’article 7.3.2.6 de cette même norme que
les risques d’accident diminuent lorsque les personnes
exposées n’ont pas à se fier à leur
mémoire pour déterminer quel dispositif d’isolement
est associé à telle machine ou tel système,
particulièrement dans les situations qui mettent en cause des
équipements complexes. Il est à noter que la plupart des
équipements en imprimerie possèdent les points de
coupures propres à leur énergie respective, ce qui
simplifie le cadenassage.
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| Q : |
Comment mesurer la force appliquée par le presse-papier du massicot? |
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| R : |
La force appliquée par le presse-papier doit correspondre
à un standard défini par la norme ANSI B65.3-2001.
Celle-ci varie selon la largeur du plan de travail du
massicot.

Il est possible de mesurer la force appliquée du presse-papier
à l’aide d’un dynamomètre (un appareil de
mesure à ressort dont la constante de raideur est de 25N/mm).
Informez-vous auprès de votre fournisseur de massicot. La
mesure de la force appliquée devrait faire partie des
éléments à vérifier lors de son entretien
préventif. Référez-vous au manuel du fabricant pour
connaître la fréquence d’ajustement.
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