|
|
Équipement de protection individuelle
|
|
| Q : |
Est-ce que je peux exiger de mon employé qu’il fournisse lui-même ses bottes de sécurité ? |
 |
| R : |
Non. L’article 51 de la Loi sur la santé et la
sécurité du travail prévoit que
l’employeur doit fournir gratuitement au travailleur tous les
moyens et équipements de protection individuels requis pour
son travail. L’employeur peut remplir cette obligation en
fournissant les équipements ou en attribuant un montant pour
l’achat. |
|
 |
 |
 |
| Q : |
Comment bien choisir ses chaussures de sécurité? |
 |
| R : |
Il faut toujours choisir ses chaussures de protection selon les
risques encourus par ses tâches et les conditions au
travail.Les chaussures de protection, en plus de nous protéger
desrisques de blessures aux pieds, doivent aussi
êtreconfortables, surtout si on les porte douze heures par
jour! Comptetenu des dangers éventuels (ex. impact d'un objet
lourd,compression ou perforation causée par un objet),
leschaussures de protection doivent rencontrer les
spécificationsde la norme canadienne CSA Z195-M92. De plus,
des choixadditionnels s’imposent selon les conditions du
travail:
- Semelles antidérapantes pour les surfaces glissantes
(attention! une bonne tenue des lieux prévaut puisqu’il
n’y a pas de véritables chaussures
antidérapantes);
- Semelles munie d’un talon s’il faut grimper souvent
des échelons (comme un pressier par exemple);
- Semelles isolantes pour les électriciens;
- Protection du métatarse (dessus du pied, entre les orteils
et la cheville) lorsque le travailleur doit manipuler des objets
lourds comme des cylindres de métal ou des bâtons de
section;
- Bottes avec tiges montantes pour protéger les chevilles
(les bottes doivent être lacées au complet pour assurer
le maximum de protection).
Pour un maximum de confort, on recommande delaisser
suffisamment d’espace entre l’emboutd’acier de la
chaussure et les orteils (environ 12,5 mm ou½ pouce). Des
chaussures souples, légères (ne pasdépasser 1 300
grammes) et qui respectent les critères desécurité
sont à privilégier. De plus, si vousinsérez des
semelles anti-fatigue ou des prothèsesorthopédiques, il
vaut mieux en faire l’essai avec leschaussures avant
l’achat. Les symboles ci-dessous seretrouvent sur les
chaussures normalisées et peuvent vousaider à identifier
quelles chaussures conviennent auxtâches à
effectuer.
Choix des chaussures de
protection
|
Symboles
|
Critères
|
Utilisation prévue
|
|

|
Triangle vert indiquant que la chaussure est munie d'une
semelle résistante aux perforations et d'un embout protecteur
de classe 1 (pouvant résister à des chocs d'au plus 92.2
lbs/pi.) |
Travaux industriels ou travaux lourds, y compris le secteur de
la construction, exécutés en présence ou à
l'aide d'objets pointus, des clous par exemple. |
|

|
Triangle jaune indiquant que la chaussure est munie d'une
semelle résistante aux perforations et d'un embout protecteur
de classe 2 (pouvant résister à des chocs d'au plus 66.4
lbs/pi.) |
Travaux industriels légers exigeant la protection des
orteils et la résistance aux perforations. |
|

|
Rectangle blanc orné de la lettre grecque oméga, de
couleur orange, indiquant que la chaussure est munie d'une semelle
résistant aux chocs électriques. |
Travaux industriels exposant le travailleur à un contact
accidentel avec un conducteur électrique sous tension. (MISE
EN GARDE : L'humidité et l'usure réduisent
considérablement la résistance aux chocs
électriques). |
|
|
 |
 |
 |
| Q : |
Suis-je obligé de porter les lunettes de sécurité que mon employeur me fournit ? |
 |
| R : |
Oui. C’est la présence du risque qui détermine la
nécessité de porter un équipement individuel de
protection. La loi est claire : si des équipements individuels
de protection sont requis, l’employeur doit les fournir
à ses travailleurs. Le corollaire de cette obligation est
celle, pour l’employé, de porter les équipements de
protection qui lui sont fournis. |
|
 |
 |
 |
| Q : |
La ceinture lombaire: est-ce nécessaire? |
 |
| R : |
Dans l’espoir de prévenir les maux de dos et les
accidents de travail, des entreprises optent pour la ceinture
lombaire. On demande alors aux travailleurs qui manipulent des
charges lourdes de porter la ceinture pour une période pouvant
varier de quelques heures à tout leur quart de travail.
Cependant, plusieurs études1 concluent que la ceinture lombaire
ne prévient pas les maux de dos. À ce sujet, le National
Institute for Occupational Safety and Health (NIOSH) indique que
les ceintures ne sont pas considérées comme des
équipements de protection individuelle et ne sont pas
recommandées au travail. Les faits démontrent que le port
de la ceinture peut affaiblir la musculature abdominale, hausser la
tension artérielle et même augmenter le risque de
blessure. De plus, il y a très souvent un manque de formation
des travailleurs sur l’utilisation et l’ajustement
adéquat de la ceinture.
Pour ces raisons, son utilisation pour prévenir les maux de
dos demeure controversée. La ceinture lombaire a par contre
son utilité à la suite d’une lésion au dos.
Son usage doit toutefois demeurer de courte durée
puisqu’il peut y avoir une réduction de la souplesse et
de l’élasticité des muscles du dos. Une utilisation
sous surveillance médicale est donc conseillée.
Les causes des blessures au dos sont souvent multifactorielles.
Leur prévention est complexe et ne peut se limiter à une
seule action. Un bon programme de prévention doit inclure
l’analyse des situations à risque et une correction de
celles-ci. La mécanisation de la manutention, la formation des
travailleurs sur les techniques sécuritaires de manipulation
de charges ainsi que des incitatifs pour favoriser l’exercice
physique et le maintien d’un poids santé sont des moyens
beaucoup plus profitables pour réduire les maux de dos.
1 McGill, S.M. Addominal belts in
industry : a position paper on their assets, liabilities and use,
American Industrial Association Journal 54 (12), 1993, p.
752-754
|
|
 |
 |
 |
| Q : |
Comment s’assurer que les gants de protection utilisés avec un mélange de produits chimiques offrent une protection efficace? |
 |
| R : |
Dès qu’on utilise des matières chimiques, il est
important de consulter leurs fiches signalétiques afin de
connaître le type de gants recommandés pour se
protéger adéquatement ; ces informations sont toutefois
relatives à un produit spécifique. Dans le cas où
vous utilisez un mélange de produits pour lesquels des
indications différentes sont indiquées quant au choix des
gants, communiquez avec votre fournisseur de gants. Celui-ci
devrait être en mesure de vous informer sur la
compatibilité de leurs gants avec les produits chimiques
utilisés. |
|
 |
 |
 |
| Q : |
Pourquoi faut-il se protéger lorsqu'on ajoute de l'eau distillée à une batterie? |
 |
| R : |
La batterie est un réservoir d'énergie électrique
composé d’électrodes (anodes et cathodes) qui
baignent dans une solution appelée électrolyte. Cette
solution aqueuse d'acide sulfurique, dont la concentration est
maintenue autour de 36 %, possède un pH de 1 environ ce qui
est très corrosif.
Les recharges successives de la batterie provoquent une
évaporation de son eau. Pour assurer son bon fonctionnement,
il faut donc voir à maintenir le niveau d’eau
requis.
L’ajout d’eau distillée à la solution
très corrosive d’électrolyte comporte un risque
d’éclaboussures sur les mains, la peau, les
vêtements et dans les yeux. C’est pourquoi le port de
gants résistants aux acides, d’une visière de
protection et d’un tablier est essentiel lors de cette
opération.
|
|
 |
 |
 |
| Q : |
Comment dois-je entretenir mes lunettes de sécurité? |
 |
| R : |
Les lunettes de sécurité doivent être
nettoyées et inspectées sur une base quotidienne. On doit
les remplacer lorsqu’elles sont rayées, trouées,
pliées ou cassées parce qu’elles deviennent alors
moins résistantes aux chocs et moins confortables à
porter. Lorsqu’elles ne sont pas utilisées, les lunettes
de sécurité doivent être rangées dans un
endroit propre et sec à l’abri des chocs et des
contaminants, idéalement dans un étui. Les lunettes de
sécurité font partie des équipements de protection
individuelle. À ce titre, chaque travailleur qui est tenu
d’en porter devrait posséder sa paire de lunettes,
identifiées à son nom.
|
|
 |
 |
 |
|
|